Régulation des market makers sur crypto-actifs : quelles perspectives à l’aune du Règlement MiCA ?

Par Me Daniel Arroche et Me Matthieu Cochet

L’activité de tenue de marché sur crypto-actifs n’est pas clairement définie par MiCA, contrairement à celle sur les instruments financiers expressément visée par la directive MIF 2.

Des incertitudes entourent donc la nécessité pour les “crypto market makers” d’obtenir un agrément de Prestataire de services sur crypto-actifs (PSCA) en application du Règlement MiCA.

En France, l’Autorité des marchés financiers (AMF) semble appliquer le principe “substance over form”, en régulant ces teneurs de marché en tant que Prestataire de services sur actifs numériques (PSAN).

En prévision de l’entrée en application prochaine du Règlement MiCA, une clarification sur ces questions est attendue de la part des régulateurs européens, notamment l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA).

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En dépit du fait, qu’à ce jour, l’AMF n’a pas fait de déclaration publique ou publié de doctrine sur le sujet, le fait que les sociétés Flowdesk et Woorton soient toutes deux enregistrées en tant que PSAN semble illustrer son approche “substance over form”, considérant que l’activité de tenue de marché sur actifs numériques est une activité réglementée dès lors qu’elle implique la fourniture de services sur actifs numériques.

Dans le cadre de MiCA, de nombreuses incertitudes demeurent. Cela dit, l’approche conservatrice ayant présidé à la rédaction de MiCA nous semble difficilement conciliable avec une exclusion de l’activité de tenue de marché sur crypto-actifs de son champ d’application.

Les régulateurs européens, et en particulier l’ESMA, devraient publier prochainement des RTS et/ou lignes directrices pour préciser le champ d’application de MiCA. A ce titre, il est attendu des clarifications sur la qualification à retenir pour les activités de tenue de marché sur crypto-actifs, soit directement par les autorités européennes soit en renvoyant à la marge d’interprétation et d’application de MiCA laissée aux autorités nationales compétentes (dont l’AMF) pour sa mise en œuvre.

En tout état de cause, une analyse juridique in concreto des (i) services fournis (ou envisagés), et (ii) des schémas de flux du teneur de marché sur actifs numériques considéré devra être réalisée afin de déterminer si ses activités entrainent la fourniture de services sur crypto-actifs réglementés, impliquant l’obtention d’un agrément en tant que PSCA.

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Tokenisation immobilière

Présentation du modèle de foncière immobilière financée par offre au public d’obligations tokénisées.

Au cours de l’année 2022, l’une des thématiques majeures au sein du vaste écosystème web3 a été la « tokenisation » immobilière, avec de multiples projets cherchant à réinventer la manière d’investir dans l’immobilier au moyen de la technologie blockchain.

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Déclarations fiscales : les plateformes doivent aider davantage leurs clients

Pour Stéphanie Némarq-Attias, avocate associée chez d&a Partners, la volonté de la Banque de France (CCSF) de contraindre les plateformes d’échange à fournir plus d’informations à leurs clients va dans le bon sens. Cela devrait les aider à mieux gérer leurs déclarations fiscales.

Face à la croissance exponentielle du marché des cryptoactifs en France, le Comité consultatif du secteur financier (CCSF) a été chargé par le ministre de l’Économie Bruno Le Maire d’explorer les pratiques de commercialisation de ces actifs.

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Finance décentralisée – La France à la recherche d’un cadre réglementaire

La finance décentralisée (DeFi) constitue l’une des innovations les plus radicales permises par la technologie blockchain. Elle a le potentiel de transformer durablement les infrastructures et le fonctionnement du système financier mondial.

Depuis son essor à l’été 2020, l’écosystème de la DeFi s’est développé à un rythme exponentiel avec comme but affiché d’être une alternative aux services financiers traditionnels (TradFi). La DeFi porte la promesse d’être totalement automatisée, décentralisée et désintermédiée. Elle repose clairement sur l’utilisation des protocoles blockchain et de crypto-actifs.

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Jeux Web3 : en quoi le projet de loi SREN pourrait-il être bénéfique pour l’écosystème ?

Le mardi 17 octobre 2023, l’Assemblée nationale a largement voté en faveur du projet de loi visant à sécuriser et réguler l’espace numérique (SREN). Ce texte vise en particulier à introduire un cadre protecteur dédié aux jeux à objets numériques monétisables, les distinguant des jeux vidéo et des jeux d’argent et de hasard. En quoi cela pourrait-il être bénéfique pour le secteur ?

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Crypto : “Ne vivre que du trading ne fait pas de vous un professionnel !”

Dans une tribune, l’avocate Margaux Frisque (D&A Partners) revient sur l’arrêt récent de la Cour de cassation (28 juin 2023) qui considère qu’un investisseur, dont la seule source de revenus est le trading de cryptos, n’est pas forcément un « professionnel ».

C’est une décision qui pourrait avoir beaucoup de conséquences pour les investisseurs cryptos. Le 28 juin 2023, la Cour de Cassation a donné raison à un client français de la plateforme Spectrocoin, en considérant que ce dernier n’était pas un « trader professionnel », alors même que l’intégralité de ses revenus provenaient de l’activité de trading de cryptos.

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La Réglementation des Crypto Actifs en France et en Europe – Entretien avec Stéphane Daniel

Stéphane Daniel a été l’invité du nouvel épisode de Wealth 3.0, une émission consacrée à la gestion de patrimoine, aux crypto actifs et à l’innovation, pour discuter de la réglementation des crypto actifs en France et en Europe.

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Influenceurs, par Margaux Frisque, avocat associé d&a partners, partenaire du Club des juristes

Le 30 mars 2023, la « proposition de loi visant à encadrer l’influence commerciale et à lutter contre les dérives des influenceurs sur les réseaux sociaux » a été adoptée par l’Assemblée nationale en première lecture dans le cadre d’une procédure législative accélérée. En cours d’examen par le Sénat, son entrée en vigueur pourrait intervenir d’ici la fin de l’année.

En proposant un encadrement de l’activité des influenceurs, le texte répond à un double objectif : celui de réguler ces nouveaux modes de communication pour protéger les consommateurs. Cette version propose pour la première fois une définition de l’influenceur, qui mobilise sa notoriété pour communiquer au public des contenus visant à faire la promotion de biens, de services ou d’une cause quelconque en contrepartie d’un bénéfice économique ou d’un avantage en nature.

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Blockchain et intéressement : « Monseignor, il est l’or, l’or de se réveiller »

Les instruments d’intéressement qui peuvent être alloués, notamment à des salariés, en plus de leur paie, sont devenus un réel outil d’attractivité et de fidélisation des talents au royaume de la French Tech. Tribune proposée par Allison Benichou Corchia et Stéphanie Nemarq-Attias au sein du cabinet d&a partners.

Stock-options, bons de souscription d’actions (BSA), attributions gratuites d’actions (AGA) ou encore bons de souscription de parts de créateur d’entreprise (BSPCE) raisonnent comme des incontournables pour bon nombre de candidats qui souhaitent, dès leur embauche, se voir octroyer une part de l’equity (accès au capital) de l’entreprise.

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Blockchain : donner aux jetons le pouvoir d’attirer les talents

Une entreprise qui souhaite attirer des profils talentueux et les impliquer durablement peut, en complément d’un salaire, avoir recours à des mécanismes d’intéressement.

Motiver les salariés qui prennent un risque en intégrant une jeune entreprise

Parmi les outils plébiscités par les acteurs de la French Tech, figurent sur le podium : les options de souscription ou d’achat d’actions (stock-options), les bons de souscription d’actions (BSA), les attributions gratuites d’actions (AGA) ou encore les bons de souscription de parts de créateur d’entreprise (BSPCE).

En plus de fidéliser l’équipe, l’octroi d’une partie de l’equity d’une entreprise (c’est-à-dire les actions) vient récompenser la prise de risques des salariés arrivés à un stade précoce de son développement et dont la rémunération est souvent moins élevée que dans des entreprises bien établies. Les intérêts de chacun sont alors alignés sur le long terme.

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